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Jean-Baptiste Emile Monthus PDF Imprimer Envoyer

Jean-Baptiste Emile Monthus est né en 1809 d’une famille cossue de minotiers, propriétaires du moulin de Récaillau sur la Baïse en amont de Nérac. Son père Jean Monthus, né en 1778 à Récaillau, négociant puis percepteur à Sos, avait épousé Marie Fabas née en 1782 à Lavardac.

Le jeune Emile est envoyé à Paris pour faire ses études médecine. Il passe sa thèse de doctorat en 1838 puis installe son cabinet médical à Lavardac.

En 1842, il se marie à Barbaste avec Maie-Clémence Nègre, arrière petite-fille de Joseph Nègre guillotiné pendant la Révolution.


Sedan tombe, La III République est proclamée en 1870.

Emile Monthus est nommé maire de Lavardac à 61 ans. Il remplace Barrère, élu conseiller général en 1871.

Barrère redevient maire en février 1874 : c’est la période de l’ « Ordre Moral » et du ministère conservateur De Broglie. Mac Mahon est président de la République.

Et Emile Monthus a été évidemment obligé de démissionner.

En mai 1876, Monthus retrouve son fauteuil de maire. Les élections législatives de février donnent une majorité républicaine.

En septembre 1877, le conseil municipal est dissous avec le retour des conservateurs qui sont chassés à leur tour.

Monthus redevient maire en janvier 1878.


La III République s’installe.

Le maire républicain de Lavardac met en place les projets qui lui tiennent à cœur : créations d’écoles communales laïques aussi bien de filles que de garçons, mise sur pied d’un système d’abonnement aux soins médicaux pour les patients de condition modeste, alimentation en eau…

Mais la majorité du conseil municipal s’oppose à la plupart de ces réalisations jugées trop chères dans l’immédiat.

Le 9 novembre 1879, après une séance très houleuse au conseil municipal, le docteur donne sa démission de maire et décède le 9 décembre 1879.


Son fidèle adjoint Jean-Baptiste Latouche, nouveau maire de Lavardac, lui succède et réussit en 1884 à faire créer le groupe scolaire après la mise en place des lois Jules Ferry sur l’enseignement primaire de 1881.


Après la mort de Emile Monthus, le nouveau conseil municipal décide de prendre en charge les frais d’obsèques du mort. Il vote un hommage à l’homme de bien qui s’est toujours montré si dévoué, si humain et si désintéressé et qu’on avait surnommé à juste titre : « le médecin des pauvres ».


Son fils, Ferdinand Monthus, obtient en 1881 que Mme Monthus soit indemnisée par la République pour les peines infligées à son mari lors de l’installation du régime de Napoléon III.

C’est le 24 mai 1908 que le conseil municipal décide à l’unanimité que la rue du Pont va porter le nom de rue Emile Monthus.

Lundi, 16 Mars 2009 08:53
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