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LA RUE GILLES PALASSIN DE LAVARDAC PDF Imprimer Envoyer

La famille de Gilles Palassin est originaire de Lavardac. Son grand-père, né en 1875, est propriétaire du Restaurant de la Poste dans cette ville.

Gilles Palassin n’est pas pourtant pas né à Lavardac mais à Paris, le 25 décembre 1917. Sa mère est née à Barbaste. Elle travaille dans « les bouchons ». Son père est donc originaire de Lavardac et est ferronnier d’art.

Sa mère part dans la capitale avec sa sœur. Les deux jeunes filles y rencontrent d’autres Lot et Garonnais.

Sa mère travaille dans une famille connue, les Margaritis. Elle devient la nurse de Gilles Margaritis. Elle rencontre son père, ils s’écrivent. Les deux jeunes gens se marient en 1913.

Une fillette Gillette, naît en 1914.

La 1° Guerre Mondiale éclate.

Les faubourgs où ils vivent sont touchés par les bombardements. La petite fille est apeurée. Les parents rentrent avec elle à Lavardac chercher le calme. Ils sont accueillis dans la maison familiale,chez Joaquim Palassin. Malheureusement, la fillette décède en 1918.

Gilles Palassin était né un peu avant, en 1917. Il passe une enfance heureuse à Lavardac, fréquente l’école élémentaire, passe brillamment le certificat d’études. Son jeune frère,Jean, est né à Lavardac et précise avec humour qu’il a été conçu dans le cabanon bâti dans le jardin qui appartenait à la famille, près de l’endroit où est construite actuellement l’usine Cruanas.

C’est la profession de coiffeur que choisit Gilles. Son apprentissage se fait chez M. Leygues.La boutique est située face au Café Suisse de Lavardac. Il y travaille 3 ans. Puis il exerce ses talents à Nérac, à Agen, Boulevard de la République, chez Floris.

La famille est installée à Lavardac depuis fort longtemps, peut-être 1820.

Le grand-père s’occupe du restaurant de la poste, 13 rue

C’est là que le père de Gilles revient avec sa famille . Le restaurant ferme car son père décéde en 1915. Il reprend son ancien métier de forgeron serrurier. Il met au point et installe les deux portails du cimetière de Lavardac.

Il meurt brusquement en 1924.

La mère des deux jeunes gens, pleine d’énergie, assume les responsabilités quotidiennes de la petite famille. Gilles, l’aîné, n’hésite pas à présenter, à l’égard de Jean, une fraternelle autorité. Ce dernier se rappelle sa gentillesse, son amabilité. Il se souvient de ses remarquables talents de chanteur. Il aurait pu faire une carrière à Paris, précise-t-il, avec son physique de théâtre.

La 2°Guerre Mondiale éclate.

Gilles, mobilisé en 1938 est ajourné pour déficience cardiaque. Engagé volontaire en 1939, il est versé à la Coloniale16° Sénégalais à Montauban, Caserne Ponpone. Il est réformé à nouveau.

Il va travailler dans un salon de coiffure, à Damazan. Les années passent sous le joug allemand. Au moment du Débarquement allié sur les côtes normandes, Gilles a des contact avec le maquis ainsi que son frère Jean.

Les sabotages sont nombreux pour empêcher les troupes allemandes de remonter vers la Normandie rejoindre leurs camarades.

Le Bataillon Néracais dynamite le pont du canal, à Damazan. Les Allemands doivent réparer les fils téléphoniques qu’il portait.

Au mois de Mai 1944, le gros du Maquis s’installe à Ambrus.

Une douzaine d’hommes vont au « Raguès ». Gilles fait partie du groupe. Là se trouve un terrain prévu pour les parachutages. Un poste récepteur permet de recevoir les messages de Londres.

A plusieurs reprises, les avions allemands envoient des tracts : il n’y aura pas de représailles s’ils se rendent.

Le frère de Gilles voit son frère pour la dernière fois. Ce dernier lui dit ; « tu devrais aller à Lavardac voir Maman pour la rassurer et rapporter du linge propre ».

Le jeune frère s’exécute, le plus discrètement possible: les Allemands sont partout.

Tout est calme dans la petite ville.

Au matin du 8 juillet, on entend les bruits d’une canonnade.

La Division allemande « Das Reich », accompagnée de la Milice française est arrivée très tôt par les bois, vers 7 heures du matin, à pied. Ils attaquent le petit groupe du Raguès, même si l’alerte a été donnée. Chacun essaie de fuir.

Gilles est la première victime, alors qu’il est encore sous la tente. Maîtrisé, il est torturé durant deux longues heures, puis fusillé au bord de la route.

Moutinard est tué à distance.

Latour, qui est d’Ambrus, est blessé. Plus tard, en fin de journée, ses amis le récupèrent et le transportent à l’hôpital de Nérac. Comble de malchance, les Allemands de la Panzer Grenadier le retrouvent, avec 2 camarades, Cousin et Molichella. Ils les tuent dans la campagne, entre Sos et Sainte- Maure de Peyriac, au « Cross ». Le nom de Latour figure sur la stèle de Sainte-Maure et aussi sur celle d’Ambrus.

La bataille n’a pas duré bien longtemps. Les Allemands sont furieux car le gros du Maquis a eu le temps de se replier.

Gilles est retrouvé seulement le 14 juillet par une patrouille. Les corbeaux tournoient autour d’un cadavre disloqué, coupé en deux, méconnaissable. Il est enterré sur place, plié dans une bâche par ses amis, à 20 mètres de la route. Une stèle et une croix indiquent l’emplacement.

Le 20 septembre 1944, il est enterré à Lavardac. Les honneurs militaires lui sont rendus par plusieurs bataillons. La population de Lavardac et des alentours l’accompagne. A Lavardac, une rue porte son nom.

Lundi, 30 Avril 2012 07:41
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