Accueil Historique L'ÉGLISE DE LAVARDAC ET SON TABLEAU
L'ÉGLISE DE LAVARDAC ET SON TABLEAU PDF Imprimer Envoyer

A-    Eglise au confluent de la BaÏse et de la Gélise, au début du Moyen-Age

B-    Eglise de Bernadet, puis de Bréchan. Bernadet : à rapprocher des Templiers et de St Bernard ( 2° croisade). Moulin de Lasserens, ou de la Sirène, appartenait à l’ordre de Malte qui avait récupéré les biens des Templiers, après la suppression de leur ordre.

C-    Puis culte transporté à Bréchan.

D-    Eglise et cimetière de Saint Caprais. Propriété porte encore le nom. Donné à l’abbaye de la Sauve-Majeure. Curé de Lavardac réduit à la portion congrue.

E-     Moyen-Age : Eglise de Saint Caprais, siège d’un prieuré qui contenait la paroisse de Lavardac. Destruction. Chapelle de St Germain était celle du château du castrum.

F-     Eglise paroissiale au centre de la bastide que l’on vient d’édifier en 1268. Au XIX° fortifications encore visibles. Destruction des murailles, sauf à l’est.

G-    Suite des Guerres de Religion : après la mort de Henri IV, l’artillerie du duc d’EPERNON, placée sur la rive opposée  détruit le château du castrum, la chapelle St Germain, l’hôpital, sous Louis XIII°.

H-    Eglise reconstruite en 1657 , mais moins soignée que la précédente qui était gothique. Le clocher carré est séparé de l’église par un parvis.

I-        En 1828, l’église reçoit une travée de plus, la nef a 3 travées, le clocher fait corps avec le bâtiment, comme dans la 1° église. Un 2°clocher, à l’angle de droite en entrant, est construit. L’entrée présente 2 colonnes qui ne supportent rien, ne font pas saillie, mais en retrait au-dessus du chapiteau des colonnes.

J-      En 1630, l’administration royale, sous ordre de Richelieu, fait démanteler l’enceinte. Seules, les parties supportant des habitations sont épargnées.


LE PRINCIPAL TABLEAU DE L’ EGLISE DE LAVARDAC.


     Le tableau représente Sainte Catherine d’Alexandrie. La sainte est représentée devant un paysage désolé. Elle tient dans ses mains l’épée de sa décapitation et la palme de son martyr. Une roue dentée, image de son 1° supplice et qui s’était retournée contre ses bourreaux gît à ses pieds.

     Catherine est née vers 290. Elle est issue d’une famille noble d’Alexandrie en Egypte. Elle est intelligente acquiert un niveau de connaissances digne des plus grands poètes et philosophes. Une nuit, en songe, le Christ lui apparaît. Elle se considère comme sa fiancée et lui consacre sa vie.

 

     En 307, lors d’une fête païenne, elle tente de convertir l’empereur Maximien  au christianisme.  Maximien la met à l’épreuve, lui impose un débat philosophique avec cinquante philosophes, mais elle réussit à les convertir. Maxime les fait exécuter et propose à Catherine de l’épouser. Elle refuse. Il ordonne de la faire torturer avec une machine faite de roues garnies de pointes et de lames. Par un miracle, les roues se brisent. Maximien la fait décapiter.

     Les moines du monastère de la Transfiguration du Christ du Mont Sinaï découvrent le corps d’une belle jeune file, reconnue comme étant celui de sainte Catherine, déposé là par les Anges.

     La légende date du IV° siècle représente l’union de la philosophie et de la religion, union qui se répand en Occident après les Croisades. Les artistes représentent la sainte avec une auréole tricolore : blanche pour la virginité, verte pour la reconnaissance et rouge pour le martyr.

     Le culte à sainte Catherine est très répandu en Europe. De nombreuses corporations se placent sous sa protection, corporations savantes, et corporations qui utilisent des mécanismes comportant des roues, comme les marins.

     Les maîtres de bateaux possèdent, dans l’église de Lavardac, une chapelle dédiée à sainte Catherine.

     Le tableau est offert, en 1758, par la Compagnie Générale des Remorqueurs de la Baïse de la famille Latouche. Il est commandé, depuis 3 ans, au peintre gersois Jean-Baptiste Smets.

     La Révolution éclate. L’église sert de magasin à foin. Un incendie éclate. Par chance, le tableau  échappe au feu. La chapelle est restaurée en 1809, aux frais des maîtres de bateaux de la ville.

     Lors de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat, en 1906, les bateliers veulent récupérer le tableau. L’œuvre est toujours dans l’église où on peut l’admirer, après restauration.

Lundi, 30 Avril 2012 07:25
Copyright © 2008 Ville de Lavardac - Conception de site internet de mairie -