Accueil Historique Lavardac à l'époque d’Astérix
Lavardac à l'époque d’Astérix PDF Imprimer Envoyer

C’est par une volonté d’efficacité politique et administrative pour gouverner les provinces que de vieux chemins sont transformés en voies, telle la Ténarèze, nom médiéval d’une voie antique.

Cette route de crête aurait traversé l’Albret néracais dans le sens nord-sud entre la Garonne et la commune de Barbaste. Le débat porte sur le tracé de son tracé exact entre Barbaste et la Garonne. Bifurquait-elle plein nord sur les côteaux d’ Estussan, de Montgaillard et Buzet ? Ou franchissait-elle la Gélise, puis la Baîse qu’elle longeait sur sa rive droite jusqu’au gué de la Garonne.

Il ne subsiste aucune trace de la Ténarèze entre Sos et la Garonne. On peut se demander s’il n’y eut jamais une véritable voie romaine. On imagine que, de la Ténarèze, au-delà de Sos, bifurquait un chemin secondaire aboutissant à Lavardac. Un embarcadère antique sur la Baîse prenait là le relais de la route pour le transport des marchandises.

L’aménagement des berges de la Baïse devait permettre la descente, mais aussi la remontée des embarcations.

Sur un rayon de 12 kilomètres, la rencontre de la Baîse, de la Gélise, celle de la Baîse et du Lot avec la Garonne, a déterminé un carrefour routier.

La voie d’Agen à Bordeaux passe au nord de l’Albret. Elle possèdait une halte routière.

On peut penser qu’existait tout un maillage de chemins secondaires pour se raccorder aux établissements ou aux petites agglomérations.

Le dessin des rivières a déterminé les axes de l’économie et du peuplement .


Dans la vallée de la Baîse, l’on trouve deux types de construction.

Sur la colline d’Estussan, des murs romains ont été signalés prés de l’église romane. On y a retrouvé aussi des mosaîques. Ces découvertes peuvent laisser croire à l’existence d’une villa à cet endroit-là.

Le mot de villa est utilisé pour désigner un complexe formé d’une partie résidentielle confortable, où vit le riche propriétaire, et une partie consacrée à l’activité agricole. L’exploitation agricole peut comprendre jusqu’à 265 ha dont 175 ha de bois.

 

Les villae de Le Caussour à 4 km au nord de Nérac, de la Garenne, à Nérac sur les basses terrasses de la rive droite de la Baîse, datent de l’Empire romain.

Les rives de la Baîse montrent un autre type d’établissement : l’installation artisanale.

C’est à Bernadet, à Lavardac que l’on a trouvé une installation de potier du IV°siècle. La production pouvait être des tuiles romaines, ou le la poterie, dont on a retrouvé un fragment non loin de là. Une série d’ateliers fabriquait des poteries qui imitaient celles venues d’Afrique. Peut-être que Bernadet était un de ces centres.

Des moellons, des tuiles du verre et de la céramique ont été retrouvés au Cayron , dans la commune voisine de Montgaillard.

A Sainte Marthe, commune de Vianne, une villa a été installée à proximité du four de potier.

A Berdardet, une villa a été construite aussi près du four du potier.

Sur le site d’Hourtic, à Lavardac, comme à Saint- Crabary, les indices de création de villae sont très forts

Des trouvailles isolées ont été mises à jour : à Vianne, à Cantérac avec un ensemble de 300 monnaies retrouvé à 1 mètre de profondeur. Diverses monnaies ont été retrouvées dans la commune.

La vallée de la Baîse, surtout la rive droite, possède donc de nombreux établissements ruraux de l’époque gallo-romaine.

Pourtant, aucune de ces villae n’a donné naissance à une agglomération.

Viendront ensuite les temps troublés des invasions venues de l’est : invasions des Wisigoths, des Francs…

Et le Moyen-Age se mettra progressivement en place.

Jeudi, 05 Avril 2012 14:30
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