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Lavardac et sa longue Préhistoire. PDF Imprimer Envoyer

Lavardac et l’Albret méritent que l’on s’attarde sur la vie de ses habitants. On comprend mieux alors la richesse de son passé.

Des traces de la présence de l’homme dans la vallée de la Baïse remontent très loin dans le temps. 13 000 ans ou 15 000 ans se sont écoulés. Les régions de Lavardac et de Barbaste sont toujours très fréquentées. Dès l’époque la plus reculée, des humains laissent des morceaux de silex dans notre secteur. Cette pierre très dure sert aux premiers occupants pour fabriquer des outils, des armes. Quelques chasseurs isolés en ont laissé des traces. Les chercheurs affirment que l’on a ramassé en surface des silex taillés.

Et c’est la fin du dernier âge glaciaire. Le paysage se fait plus accueillant. Les conditions de vie changent. C’est l’époque où l’on commence à pratiquer l’élevage, puis l’agriculture, pour vivre. Avant, on pratiquait la chasse ou on cueillait des fruits, des baies. Avec plus ou moins de succès. Une hache en silex poli et des outils de pierre ont été signalés à Lavardac et à Montgaillard.

Les habitants savent travailler la terre, l’argile. La céramique sert à fabriquer de grandes jarres pour les provisions. Un village d’agriculteurs créé dans le secteur a peut-être été abandonné à cause des crues de la Baîse. C’est l’époque des pierres dressées. On n’en trouve pas dans la vallée de la Baïse, mais les gens de l’Albret connaissent ou ont entendu parler des menhirs, des pierres dressées. Citons les menhirs de Boussès, de Durance, de Fargues, le cromlech des « naou peyros » à Réaup-Lisse. Plus près de Lavardac, l’on a repéré celui du Pas de Serbat, à Barbaste, dans la vallée de la Gélise.

Les années passent, Les hommes continuent à venir vivre sur la rive gauche de la Gélise. Ils sont alors en bordure de la région sablonneuse des landes. Des populations s’installent dans les collines au relief accidenté, alors que d’autres groupes préfèrent les grandes vallées et leurs abords. Des habitants exploitent les terres fertiles de la rive droite de la Baîse. Les populations commencent à gagner les plateaux, même si la plus grande partie des habitants vit toujours près des cours d’eau, un peu à l’écart, pour éviter les inondations. En bordure des landes, l’endroit est intéressant : on peut se nourrir, on peut aussi fabriquer des outils et des armes avec le fer facilement exploitable.
L’importance des routes et des rivières est bien comprise : se rassemblent dans la même zone, les réseaux de la Baïse, de la Gélise, de la Garonne et du Lot. Les contacts s’établissent très tôt avec les populations qui vivent plus au Nord.

La piste préhistorique connue à l’époque suivante sous le nom de Ténarèze est utilisée depuis longtemps déjà. Elle part des Pyrénées, traverse l’Albret et va vers le Nord, vers les régions du Lot. Les populations aquitaines contrôlent son débouché sur la Garonne.

L’Albret et Lavardac sont bien placés dans les relations commerciales : on a retrouvé des monnaies à Lavardac, à Pompiey, au moulin du Béas. Elles prouvent que les échanges, le commerce se font avec des régions bien éloignées de Lavardac et de l’Albret. Les cultivateurs, les artisans et les bergers commencent à changer les paysages. Le déboisement permet de gagner des terres sur les forêts. Le bois sert pour de nombreuses activités. La transhumance des troupeaux venant des Pyrénées joue un rôle dans le mode de vie de certaines populations. À côté des villages, on installe des fermes.Tout cela crée des habitudes de vie communes en Albret et dans la région de Lavardac.

Mais on va voir arriver les conquérants et les occupants romains, attirés par ce pays où vit une population suffisamment habile pour tirer profit des richesses de la région.

Mercredi, 12 Novembre 2008 10:49
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